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L’originalité de la médiation
thérapeutique
(Réponse à une
question lors de la conférence de jean Ambrosi, intitulée
« la relation de sympathie » à l‘Espace
L‘Harmattan, rue des Ecoles, Paris, le 12 février 2000.)
L‘originalité de la médiation
thérapeutique tient à l’essence même qui
la fonde et dont tout son processus découle :
- le principe qui l’organise et qui garantit en même
temps le respect porté à la personne
- et, dans le même esprit, le caractère très
particulier de la relation entre la médiatrice ou le médiateur
et la personne.
Cette approche répond au principe qui donne
que « la personne possède le savoir de son mieux-être,
de ses équilibres, et tout ce qui peut-être fait de
l’extérieur n’est que rappel de ce savoir ».
En d’autres termes la M.T. s’appuie sur ce qui est vivant
en la personne, sur ses ressources propres. Elle donne une place
essentielle à ce « vivant », à
ses « ressources ».
L’originalité de la médiation thérapeutique
repose donc sur le principe qui la fonde mais elle ne rencontre
son sens qu’avec la qualité particulière de
la relation entre médiatrice/médiateur et la personne,
la relation de sympathie.
Qu’en est-il de cette relation?
L’on sait que le transfert - développé par l’un
et par l’autre des partenaires de la relation, de toute relation
- constitue un écran, voire un obstacle à la relation
elle-même. Il convenait pour la médiatrice ou le médiateur,
de s’assurer de la justesse de la lecture et du renvoi du
« savoir de la personne » afin de se prévenir
de toute interprétation ou projection dues essentiellement
au transfert.
La médiation thérapeutique n’a
véritablement existé qu’au seul moment où
un mode relationnel original a pu être établi, suite
donc à la mise en évidence de « la déprise »,
moyen qui autorise « tout un temps » à
débarrasser la relation des obstacles transférentiels.
Ce mode relationnel, la relation de sympathie, situe l’intervenant
en relation plus franche avec « la réalité »
de la personne, le défend contre tout amalgame trompeur.
(Sur ce sujet, consulter
l’article en ligne : «
Transfert, déprise et relation de sympathie ».)
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